
Le droit au travail fait partie intégrante des droits de l’homme.
L’article 23 de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme nous dit que :
Malgré ce droit, les problématiques liées à l’emploi sont nombreuses ; elles correspondent toutes à une négation de ce droit :
Les allocations de chômage permettent d’accorder le droit à un revenu à une personne qui, pour des raisons indépendantes de sa volonté, a perdu son travail ou ne trouve pas d’emploi.
Le BIT (Bureau International du Travail) définit le chômage par rapport à une semaine de référence. Le chômeur est ainsi une personne :
Cette définition permet une uniformisation de la définition du chômage dans l’Union européenne.
En Belgique, le chômage reste une réalité très présente. En mai 2004, le nombre de Chômeurs Complets Indemnisés (CCI) était de 421.872. Le taux de chômage par rapport à la population active est de 12,3%.
Pour en savoir plus :
On peut définir la discrimination comme une différence de traitement fondée sur des critères arbitraires, et qui cause du tort à une personne ou à un groupe particulier. Il s’agit de comportements ou de décisions qui amènent au désavantage de certaines personnes en particulier ; il s’agit donc d’une violation du principe d’égalité.
La discrimination à l’emploi peut toucher différentes catégories d’individus. Nous avons déjà vu que les femmes peuvent avoir des difficultés à voir leurs droits au travail reconnus comme égaux à ceux des hommes. Mais il existe aussi une discrimination raciale, liée à une sélection basée sur des critères de couleurs de peau, ou d’origine nationale ou ethnique. Toute forme de sélection d’employés ou d’ouvriers basée sur un critère arbitraire, tel que la religion ou les croyances de la personne, constitue aussi une forme de discrimination.
Les victimes de harcèlement sont nombreuses et sont majoritairement des femmes. Il existe deux grands types de harcèlement, le harcèlement moral et le harcèlement sexuel.
Trop de victimes n’osent pas porter plainte par peur des représailles. Il est très important d’être conscient de cette problématique et de pouvoir la déceler et la dénoncer. D’autant plus qu’une loi belge contre la violence et le harcèlement moral ou sexuel sur le lieu de travail existe depuis deux ans. Cependant, il n’y a eu que 15 jugements en matière de harcèlement depuis la mise en vigueur de cette loi et aucun n’a abouti à la condamnation de l’employeur.
Il est vrai qu’il n’est pas évident de recueillir les éléments nécessaires pour prouver le harcèlement car de nombreux comportements laissent peu de traces. Il est d’autant plus important de bien s’informer sur ce qui est considéré comme du harcèlement et de tenter de constituer un dossier de preuve.
Remarquons qu’une certaine forme de violence morale ou physique au travail peut être le fait d’autres personnes que l’employeur tels que les clients ou les élèves dans le cas des enseignants.
Le harcèlement moral consiste en des actes répétés qui ont pour conséquence de dégrader les conditions de travail de la personne harcelée. Celle-ci peut voir sa dignité atteinte, peut souffrir d’une dégradation de son état de santé (physique ou mentale) et cette situation peut compromettre son avenir professionnel.
Quelques exemples d’actes relevant du harcèlement moral : les injures, les moqueries, les humiliations publiques, les tentatives de pousser à la faute professionnelle, etc.
Le harcèlement sexuel est un comportement imposé au destinataire, c’est-à-dire non désiré par celui-ci. Il est souvent lié à un abus d’autorité et est imposé par la force. Il s’agit de conduites à connotation sexuelle ou sexiste, répétées et ayant des conséquences négatives pour la victime.
Par exemple : affiches pornographiques, attouchements, plaisanteries obscènes, propositions sexuelles, etc.
Pour en savoir plus :
Le travail devient de l’exploitation dans certaines conditions dont voici les caractéristiques :
L’exploitation des enfants est aussi très fréquente. Selon les données de l’UNICEF, 250.000 enfants sont engagés dans des activités économiques dans lesquelles ils sont exploités. Cela représente à l’échelle mondiale, 16 enfants sur 100.
Dans le cas du travail des enfants, l’exploitation est aussi présente lorsque l’enfant est employé trop jeune à des tâches trop lourdes ou dans des conditions empêchant d’avoir accès à la scolarisation.
Pour en savoir plus sur l’exploitation des enfants.
Un syndicat est le regroupement de personnes exerçant la même profession dans le but de défendre leurs droits de travailleurs.
Le fait de fonder un syndicat ou de s’affilier à un syndicat est une liberté mentionnée dans la déclaration universelle des droits de l’homme.
« Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts ».